Emploi et développement économique

Le Canal Seine-Nord Europe, une opportunité pour l’emploi et le développement économique.

Équipement structurant toute une région, au sein du 1er réseau fluvial européen à grand gabarit long de 1100 km (liaison Seine-Escaut), le Canal Seine-Nord Europe aura des effets économiques à court, moyen et long termes. Il sera facteur de création de nombreux emplois et permettra le renforcement et l’émergence de filières économiques existantes et nouvelles.

  • à court terme : lors des travaux, de nombreux emplois seront générés par le chantier (estimés entre 3000 et 6000 emplois directs suivant les périodes) ainsi que pour l’accueil des équipes qui devront se loger, se nourrir et qui consommeront localement (estimés entre 10000 et 13 000 emplois directs et indirects). Les travaux seront également l’occasion de développer le tourisme de chantier. Les territoires, sous le double pilotage du préfet de la Région Hauts-de-France et de la Région Hauts-de-France copilotes de la Démarche Grand Chantier, s’organisent déjà pour saisir ces opportunités.
  • à moyen et long termes : le canal permettra la circulation de bateaux à grand gabarit, ce qui baissera le coût du transport et augmentera ainsi la compétitivité des entreprises. En raccordant le Nord de l’Europe au bassin de la Seine, le Canal Seine-Nord Europe créera un effet de réseau qui bénéficiera aux entreprises françaises raccordées au réseau fluvial à grand gabarit du Havre jusqu’à Dunkerque et à la frontière belge. Cet effet réseau sera également profitable aux ports maritimes du Havre, de Rouen et de Dunkerque dont l’hinterland, c’est-à-dire la zone d’influence dans les terres, sera considérablement élargi.

La Démarche Grand chantier

Les territoires s’organisent pour répondre à la demande du chantier et faire du Canal Seine-Nord Europe une réelle opportunité de développement économique. L’importance de la demande du chantier nécessite que l’ensemble des territoires traversés se prépare. Cela doit permettre de saisir non seulement les opportunités pour développer l’emploi local lors du chantier mais aussi de développer la création d’emplois pérennes autour du canal après le chantier. Les emplois pérennes seront notamment liés au développement et à la création de plates-formes multimodales, au développement du transport fluvial qui créera des besoins de main d’oeuvre chez les chargeurs et les armateurs, au tourisme et au développement de filières comme l’économie circulaire.

C’est l’objet de la Démarche Grand Chantier, que le secrétaire d’Etat au Transport à la Mer et à la Pêche, Alain Vidalies, a décidé de mettre en place en juin 2015 en en confiant le pilotage au préfet coordonnateur du projet.

Entre 2016 et mi-2019, la première phase de la démarche a permis au niveau régional, de définir les objectifs et les feuilles de route des cinq dispositifs thématiques approuvés par le conseil de surveillance au travers de conventions cadre de partenariat : « Canal Emploi » en juin 2018, « Canal Solidaire » en septembre 2018, « Canal Accueil » en décembre 2018 ainsi que  Canal Entreprises » et « Canal Formation » en juin 2019, qui ont chacune produit des premiers fruits.

Au 2ème semestre 2019, avec le lancement des études d’avant-projet sur les secteurs 2, 3 et 4 du futur Canal et la perspective du démarrage des travaux sur le secteur 1,  il a été décidé d’engager la phase opérationnelle de la Démarche Grand Chantier dans le cadre d’un co-pilotage entre la Région des Hauts-de-France et le Préfet de la région Hauts-de-France.

Des comités territoriaux pour construire ensemble avec les acteurs du territoire

A l’échelle territoriale, la démarche Grand Chantier est articulée autour de trois Comités Territoriaux de Développement (Compiégnois-Noyonnais / Santerre-Haute Somme / Artois-Cambrésis) pilotés par les sous-préfets d’arrondissement. Ils se déclinent en groupes de travail thématiques.

Les Comités territoriaux constituent l’instance d’examen et de consolidation des Contrats Territoriaux de Développement (CTD), prévus par l’article 1 de l’ordonnance du 21 avril 2016. Les CTD sont le document opérationnel de mise en œuvre territorial de la Démarche Grand Chantier ; ils préciseront pour chaque territoire les objectifs en termes :

  • d’aménagements bord à voie d’eau (volet 1, réflexions avancées),
  • d’emplois, d’insertion, de formation et de développement économique pendant et après le chantier (volet 2 – réflexions engagées en 2020),
  • d’organisation du chantier en lien avec la vie du territoire, dont les questions de sécurité et d’information des populations liées au chantier (volet 3 – réflexions engagées en 2020).

Des thématiques pour répondre aux attentes

L’objectif de la Démarche Grand Chantier est de développer l’offre possible des entreprises et du territoire pour répondre à la demande du chantier. Dans cette démarche, la Société du Canal Seine-Nord Europe doit donc préciser la demande liée au chantier afin que les acteurs du territoire puissent structurer une offre pertinente.

La démarche a été organisée en thématiques : l’emploi, la formation, l’insertion, l'accompagnement des entreprises et l’accueil du chantier (transport, hébergement, etc.). Chaque thématique prépare dans son domaine d'action les aspects nécessaires pour préparer le chantier. 

5 actions, chacune piloté par un chef de file, sont menées :

 

 

Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur notre dépliant dédié à la démarche Grand chantier du Canal Seine-Nord Europe.

Une opportunité pour l'emploi

Dans le cadre de la Démarche Grand Chantier et du dispositif Canal Emploi, un Kit des compétences attendues pour les métiers du Canal Seine-Nord Europe a été produit par Pôle Emploi : 28 métiers directs ont été identifiés.

Les prévisions d’emploi

La construction du canal générera des emplois directement liés au chantier, appelés emplois directs, et des emplois liés aux activités autour du chantier comme l’hébergement des équipes, appelés emplois indirects. L’étude conduite lors de la mission de reconfiguration menée par le député Rémi Pauvros en décembre 2013 estimait que le chantier mobiliserait 3000 à 6000 emplois directs par an, suivant les périodes.

A titre de comparaison, la ligne Grand Vitesse Tours-Bordeaux, mise en service en 2017, a induit 7000 emplois directs par an pour un chantier d’environ 7 milliards d’euros, soit un budget supérieur à celui du Canal Seine-Nord Europe.  

Quels sont les métiers du chantier du canal et autour du chantier ?   

Dans le cadre de la Démarche Grand Chantier et du dispositif Canal Emploi, un kit des compétences attendues pour les métiers du Canal Seine-Nord Europe a été produit par Pôle Emploi : 28 métiers directs ont été identifiés.

Ce référentiel est le fruit d’un partenariat avec la région Hauts-de-France et les professionnels notamment du secteur des Travaux Publics afin de coller au plus près des préoccupations des futures entreprises du Canal Seine-Nord Europe, et d’utiliser le même vocabulaire pour valoriser les compétences attendues et les compétences offertes.

Consulter le kit des compétences attendues :

Il permet de découvrir quelles compétences seront recherchées pour travailler à la réalisation du Canal, sur les emplois directs dans un premier temps.

D’autres activités se développeront grâce au chantier

Le chantier permettra également aux territoires de bénéficier d’opportunités qui créeront d'autres emplois :

  • Des services seront directement nécessaires pour les équipes du chantier, créant de nombreux emplois indirects : restauration, hébergement, transport ;
  • Du tourisme lié au chantier pourra également se développer selon les territoires : guides touristiques, services de transport, restauration… Ce sera aussi l’opportunité de faire visiter d’autres richesses de la Région.

Enfin, le transport fluvial devrait également se développer dès le démarrage des travaux, en favorisant l’approvisionnement du chantier par la voie fluviale.

En partenariat avec :

L’engagement en faveur de l’insertion par l’activité économique

Crédits : Pio Patuca Images

La Société du Canal Seine-Nord Europe s’engage en faveur de l’insertion des personnes par l’activité économique. Dans le cadre de la démarche Grand chantier, elle s’associe aux Départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais, de la Somme (partenaires financeurs), de l’Aisne et du Val d’Oise (Départements associés) pour mettre en œuvre un dispositif dédié à l’insertion : Canal Solidaire.

Dans le cadre de leurs compétences, les Départements conduisent une politique d’insertion par l’emploi et de professionnalisation afin de lutter contre les exclusions. A ce titre, ils ont été désignés comme chefs de file la thématique « insertion ».

Une clause d’insertion par l’activité économique dans les marchés du projet

Concrètement, l’engagement en faveur de l’insertion se traduit par la mise en œuvre d’une offre de service globale, en lien étroit avec la Société du Canal Seine-Nord Europe, déclinée pendant toute la durée du projet et destinée à promouvoir une commande publique socialement responsable qui permet à la Société du Canal Seine-Nord Europe d’intégrer une Clause d’insertion par l’activité économique (CIAE) dans les marchés publics du projet.

Depuis 2015, l’élaboration du dispositif « Canal Solidaire » a fait l’objet d’un travail étroit de production et d’information entre le maître d’ouvrage et les référents techniques des départements auprès des autres partenaires présents dans les instances de gouvernance du projet.

Au sein du dispositif « Canal Solidaire », la démarche associe le maître d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les titulaires et les coordonnateurs référents du réseau interdépartemental dans une dynamique partenariale de construction de parcours d’insertion vers l’emploi durable. L’introduction d’une CIAE est notamment un des moyens de favoriser l’accès à l’emploi pérenne des publics en parcours vers l’emploi.

Les publics ciblés sont notamment :

  • les demandeurs d’emploi de longue durée
  • les bénéficiaires des minima sociaux
  • les jeunes sans expérience ou sans qualification
  • les publics ayant la reconnaissance de la qualité de travailleurs handicapés
  • les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans ou les personnes prises en charge par les structure d’insertion
  • les allocataires du revenu de solidarité active

Signature de la convention cadre Canal Solidaire le 28 février 2019

Le dispositif, déjà opérationnel depuis 2017 a été officiellement lancé le 28 février 2019 avec la signature par la Société du Canal Seine-Nord Europe et les 6 départements partenaires de la convention cadre « Canal Solidaire ».

Xavier Bertrand, Président du Conseil de surveillance de la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE), Jean-Claude Leroy, Président du Département du Pas-de-Calais, Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val-d’Oise, Jean-René Lecerf, Président du Département du Nord (représenté par Arnaud Decagny, vice président infrastructure), Nadège Lefèbvre, Présidente du Département de l’Oise (représentée par Sandrine De Figueiro, vice-présidente chargée de l'action sociale et politique d'insertion), Laurent Somon, Président du Département de la Somme (représenté par Philippe Varlet, Vice-président chargé du développement des territoires lié au projet de Canal Seine Nord Europe), Nicolas Fricoteaux, Président du Département de l’Aisne (représenté par Carole Deruy, Présidente de la commission Affaires sociales, Solidarités, Autonomie et Insertion).

Témoignages :

Pascale Bantegnies, Coordinatrice du groupe interdépartemental "insertion", Directrice de la mission canal Seine-Nord Europe du Conseil départemental du Pas-de-Calais.

" C'est un véritable travail collégial, constructif et enrichissant qui est ainsi conduit. A la demande de l'Etat, la désignation d'un coordonnateur interdépartemental a été souhaitée et j'ai le plaisir d'assurer ce rôle aux côtés de mes collègues. Le groupe se réunit très régulièrement depuis juillet 2015 avec pour objectif d’élaborer les outils nécessaires au déploiement de solutions pratiques d’insertion. Le partenariat avec la Société du Canal Seine-Nord Europe, dans le cadre de l'élaboration des marchés, a rapidement été effectif. Il va se poursuivre tout au long de la réalisation du chantier, car il s’agit avant tout de mettre en œuvre les solutions les plus adaptées afin d’assurer des retombées positives pour nos territoires et leurs habitants.»

Julien Fauquembergue, Cogérant de la société Ingéo, cabinet de Géomètre Expert, qui emploie 3 personnes dans le cadre de la mise en œuvre de la CIAE.

« Au début nous avions des doutes, mais la mise en place de la CIAE est en réalité très simple à mettre en œuvre même pour des petites et moyennes entreprises.

Nous avons à ce jour 3 personnes qui sont en insertion chez nous et 3 parcours différents.

Il y a Justine, une jeune femme qui a un bac pro géomètre depuis 2013, mais pour qui les aléas de la vie ont fait que depuis son diplôme, pendant 5 ans, elle a enchainé les stages et les missions d’intérim partout, dans le commerce, l’agroalimentaire, mais pas dans un cabinet de géomètre. Elle est redevenue aujourd’hui géomètre chez nous.

Il y a Vincent, un ancien du bâtiment qui ne peut plus exercer son métier suite à une chute d’échafaudage. Aujourd’hui il occupe chez nous un poste de dessinateur sur ordinateur au bureau.

Enfin il y a Frédéric, un homme qui à 50 ans passés a décidé de changer complètement de métier, de repasser des formations, des diplômes, et qui est aujourd’hui technicien chez nous. »

 

Au point d’étape de septembre 2019, « Canal solidaire » c’est :

Les Départements de résidence des 14 bénéficiaires et d’implantation des structures employeurs sont principalement en Hauts-de-France et également en Ile-de-France. Le dispositif se déploiera à une plus grande échelle dans le cadre des marchés de travaux pour la construction du canal dont les premiers seront attribués en 2020.

Pour aller plus loin :

Afin de mettre en œuvre le dispositif au niveau local, les départements ont établi un document cadre, intitulé « Les cahiers du Canal Solidaire ». Ce référentiel décline à travers quatorze fiches techniques la procédure permettant la mise en œuvre juridique de la clause d’insertion dès la phase préparatoire des marchés jusqu’à son exécution et son suivi. 

Préparer les entreprises aux opportunités créées suite à l’ouverture du Canal Seine-Nord Europe

Le Canal Seine-Nord Europe une fois construit permettra de développer des activités économiques en bord à canal, profitant ainsi de la compétitivité du transport fluvial à grand gabarit. Des plateformes multimodales qui permettront de développer des activités économiques reliées à la voie d’eau, à la route et au ferroviaire seront créées. Elles complèteront le réseau existant de plateformes multimodales dans les Hauts-de-France, l’Oise et l’Ile-de-France. Dans ce cadre, la démarche Grand Chantier visera également à préparer les entreprises à utiliser le transport fluvial. Le chantier sera ainsi l’occasion de recourir à ce mode de transport pour approvisionner le chantier. 

Le dispositif Canal Entreprises

Le dispositif Canal Entreprises, mis en place avec le soutien de la CCI de région Hauts-de-France et la Région Hauts-de-France, vise à accompagner les entreprises qui souhaiteraient participer au projet.

En vue de répondre aux premières questions que se posent les acteurs économiques, dans le cadre du dispositif "Canal Entreprises" la CCI de la Région Hauts-de-France et la Région Hauts-de-France, proposent un support d'information "Comprendre et connaître le projet", disponible en téléchargement ci-dessous :

Informations aux entreprises

Retrouvez les consultations en cours et les marchés attribués dans la rubrique dédiée aux marchés publics sur le site internet.