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Projet

Où en est-on aujourd'hui ?

Le secteur 1, de Compiègne à Passel

Les études d’avant-projet détaillées sur le Secteur 1 se sont terminées en 2018. Elles ont été confiées en avril 2017 au groupement Team’O+, groupement réunissant les entreprises Artelia Eau & Environnement (mandataire du groupement), Arcadis ESG, Tractebel Engineering SA et Ateliers 2/3/4 (cotraitants). De nombreux sous-traitants participent également au groupement.

Le dossier d’autorisation environnementale a été déposé auprès du Préfet de l’Oise en avril 2019, puis complété en octobre 2019. L'enquête publique s'est déroulée du 5 octobre au 12 novembre 2020.

Les études de PRO (projet) sur le secteur 1 ont commencé en juin 2019 et vont se terminer au 2e semestre 2020. Ces études ont pour objectif de définir précisément les caractéristiques techniques de l’infrastructure, qui seront les éléments structurants pour la phase travaux.

Viendront ensuite les travaux préparatoires et préliminaires à partir de l’automne 2020.

Les secteurs 2, 3 et 4, de Passel à Aubencheul-au-Bac

Les études d’avant-projet détaillées sur les secteurs 2, 3 et 4 ont débuté en novembre 2019. Elles ont été confiées aux groupements ONE et ARCADIS (voir le communiqué de presse en ligne).

Les premiers travaux d’aménagements  environnementaux ont débuté en 2017 à Bienville (Oise) - partie sud du tracé

Sur deux parcelles de la commune, sur près de 6 Ha, des aulnes glutineux et des saules fragiles ont été plantés afin de recréer une forêt alluviale. Sur chaque parcelle, une mare forestière a également été créée et des clairières ont été aménagées.

Chaque parcelle est délimitée par un sentier pédagogique qui permet aux promeneurs de traverser ces zones.

Parcelle près de l'église de Bienville : plantation d'aulnes glutineux et de saules fragiles, des espèces adaptées aux sols humides.

Parcelle près de l'église de Bienville : plantation d'aulnes glutineux et de saules fragiles, des espèces adaptées aux sols humides ; Traitement au sol d'une espèce envahissante, la Renouée du Japon.

(photo 2017)

Parcelle près de l'église de Bienville.

(photo 2019)

Parcelle près de l'église de Bienville : traitement au sol d'une espèce envahissante, la Renouée du Japon.

 

Parcelle près de l'église de Bienville : création d'une mare forestière.

 (photo 2017)

Evolution de la mare forestière dans laquelle la biodiversité s’est installée.

(photo 2019)

Sur l’ensemble du projet, plusieurs dizaines d’hectares d’espaces naturels seront restaurés grâce à la replantation d’arbres, l’aménagement de roselières, la restauration de zones humides ou encore la création de prairies sèches, de mares forestières, de haies ou de ripisylve (végétation bordant un milieu aquatique). Ces aménagements seront réalisés jusqu’à la fin du chantier de construction du canal afin de compenser les effets du projet sur l’environnement.

Des aménagements environnementaux en partenariat avec le lycée horticole à Ribécourt-Dreslincourt (Oise)

Plantations d’arbres, création de mares, construction d’un ponton d’observation… Les aménagements environnementaux réalisés entre l’automne 2018 et le printemps 2019 dans le cadre du projet du Canal Seine-Nord Europe ont été menés en partenariat avec le lycée horticole de Ribécourt, avec l’implication des étudiants. Cette parcelle a été inaugurée en mai 2019.

Pendant plusieurs mois, 45 étudiants de niveau BTS ont travaillé sur le plan d’aménagement de la parcelle et les promotions de CAP et BAC pro ont participé à la phase de plantation.

La parcelle s’étend environ sur un hectare et a été aménagée en zone humide, elle intègre des surfaces boisées, une prairie, un ponton d’observation, un ruisseau, de la ripisylve, des arbres et des mares.

Un suivi naturaliste de la zone est réalisé par les élèves et le personnel du lycée. Les élèves peuvent ainsi réaliser des inventaires et analyser les évolutions de la zone.

Le Pont-Canal de la Somme

La procédure de conception-réalisation (COREA) du Pont-Canal de la Somme a été lancée en mai 2022. Elle se déroulera durant plus de 2 ans, et permettra de choisir le groupement d’entreprises qui concevra et réalisera cet ouvrage emblématique du Canal Seine-Nord Europe.

Le choix d’un dialogue compétitif pour co-construire

Le Pont-Canal de la Somme est un ouvrage emblématique du Canal Seine-Nord Europe. Il est exceptionnel de par ses dimensions et son emplacement. La Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE), dans une démarche de dialogue avec les entreprises, a choisi une procédure de dialogue compétitif pour sa conception-réalisation.

Une procédure en 3 phases

Cette procédure, qui durera jusqu’en 2024, est prévue en 3 phases :

  1. La phase de candidature : à partir de maintenant, les groupements ont 4 mois pour déposer leur candidature. Puis une sélection de 4 candidats sera faite en septembre 2022.
  2. La phase d’échanges: pendant environ 15 mois, la SCSNE et les candidats retenus participeront à une première étape de dialogue qui permettra d’optimiser le programme. Puis sur la base de ces discussions, une étape d’échanges et d’ateliers durant laquelle les candidats proposeront leurs solutions se déroulera jusqu’à la fin de l’année2023. A l’issue de cette phase de dialogue, les candidats seront invités à déposer leur offre.
  3. La phase finale : la SCSNE analysera ces offres et la notification de ce marché de conception-réalisation interviendra en septembre 2024.

Le lauréat finalisera les études de conception et entamera dès 2025 la construction du Pont-Canal de la Somme, jusqu’en 2028.

Une procédure guidée par la Politique Achat de la SCSNE

Le choix d’une procédure de dialogue compétitif s’est fait en lien avec les entreprises mais il a été également guidé par la Politique Achat de la SCSNE, véritable colonne vertébrale du projet. Adoptée le 1er octobre 2020 par son Conseil de surveillance, la Politique Achat invite les entreprises candidates à devenir les partenaires de la transformation durable des territoires. Ainsi plusieurs mesures ont été prévues, parmi lesquelles :

  • Une démarche de sourçage menée en 2021 auprès des opérateurs économiques des travaux publics afin de les informer sur les besoins de la SCSNE, évaluer la capacité du marché à y répondre et recueillir ses avis pour en tirer les enseignements pour la consultation à lancer,
  • L’intégration dans le marché d’une clause imposant aux groupements d’entreprises qu’une part d’au moins 15% des prestations de conception-réalisation soient confiées à des Petites et Moyennes Entreprises. Cette exigence est aussi un critère de sélection des candidats,
  • L’intégration dans le marché d’une clause d’insertion par l’activité économique (CIAE) qui conduit les entreprises à être des acteurs de l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, avec un engagement en termes d’heures à réaliser.

Le Pont-Canal de la Somme, un ouvrage emblématique

Le tracé du Canal Seine-Nord Europe franchit la vallée de la Somme entre Cléry-sur-Somme, Biaches et Péronne. La préservation de cet environnement naturel d’une grande richesse écologique est un enjeu fort de la conception et de la réalisation du Canal.

Un ouvrage qui répond au fort enjeu environnemental

Le franchissement de la vallée de Somme au moyen d’un Pont-Canal réduit les aménagements à réaliser en fond de vallée (qui se limitent aux piles), préserve ainsi les zones humides et n’obère pas l’écoulement naturel de la Somme, en particulier en période de crues. Il constitue en soi une ambition environnementale très forte du projet.

L’ouvrage sera long de 1330 mètres et se situera à environ 30 mètres au-dessus du fleuve. Sa largeur sera de 45 mètres environ (34 mètres pour le plan d’eau), avec des trottoirs de 4,50 mètres de chaque côté pour permettre la traversée par les piétons et autres mobilités douces. Retrouvez l’infographie du Pont-Canal de la Somme en annexe.

Un ouvrage pensé pour s’intégrer au paysage

Le Pont-Canal enjambe la vallée secrète et préservée de la Somme, au niveau de Cléry-sur-Somme. Il sera conçu pour s’intégrer dans le grand paysage. L’intégration paysagère est une exigence forte vis-à-vis des entreprises qui assureront sa conception et sa réalisation :

  • Il enjambera les marais, étangs et zones boisées de la vallée de la Somme, entre Cléry-sur-Somme, Biaches et Péronne. Il préservera au mieux les espaces et la faune et flore de la Vallée.
  • En dépit de ses dimensions exceptionnelles, il jouera la discrétion et se fondra dans son environnement. Il offrira également des points de vue imprenables sur la vallée, depuis les chemins de services de part et d’autre accessibles au public.
Un ouvrage au service du territoire

Le Pont-Canal permettra de créer des emplois : au-delà des centaines d’emplois crées durant le chantier, par son attractivité il permettra le développement de l’offre touristique dans la Somme. La création d’une Maison du Canal et de la Nature est d’ores-et-déjà à l’étude par les collectivités locales.

Le Pont-Canal sera au service du cadre de vie et de la mobilité des riverains : les pistes piétonnes et cyclables envisagées sur les chemins de service du Pont-Canal permettront aux habitants de redécouvrir et de mieux profiter du patrimoine naturel de leur vallée.