Le Canal chez vous

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Le Canal Seine-Nord Europe s’inscrit dans un cadre environnemental réglementaire exigeant. De l’autorisation réglementaire au suivi des mesures sur le terrain, en passant par les premiers résultats pour la biodiversité, découvrez comment la Société du Canal Seine-Nord Europe met concrètement en œuvre ses engagements.

L'autorisation environnementale, feuille de route pour le respect de l'environnement

Les travaux du Canal Seine-Nord Europe sont soumis à une autorisation environnementale, délivrée par les services de l’État conformément au code de l’environnement. Cette autorisation encadre le projet sur de nombreux aspects (eau et milieux aquatiques, biodiversité – espèces et habitats d’espèces, défrichement, paysage, sécurité…).

L’ensemble des sujets ont été étudiés, et se traduisent par des engagements précis pris par la SCSNE lors du dépôt de la demande d’autorisation, et repris dans les deux arrêtés d’autorisation environnementale du Canal Seine-Nord Europe[1]. À ces engagements s’ajoutent des prescriptions complémentaires formulées dans ces mêmes arrêtés.

[1] 8 avril 2021 pour le secteur 1 dans la vallée de l’Oise et 9 août 2024 pour les autres secteurs

Véritable feuille de route environnementale, elle impose à la Société du Canal Seine-Nord Europe des exigences strictes afin de veiller au respect de l’environnement, notamment avec l’application de la démarche « Éviter-Réduire-Compenser ». 

De nombreuses mesures sont ainsi mises en œuvre pour limiter au maximum l’impact des travaux sur l’environnement.

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Elles ont été pensées et leurs pertinences évaluées par de nombreux experts, parmi eux, les Services de l’État (en particulier DRIEAT Ile-de-France, DREAL HdF, DDT des différents département, OFB, Autorité environnementale du CGEDD), le Conseil National de Protection de la Nature et également des prestataires mandatés par la SCSNE comme des hydrauliciens, écologues, 16 hydrogéologues agréés par l’Agence Régionale de Santé, etc.

Comment ces mesures sont-elles suivies par la scsne ?

Le respect de ces obligations fait l’objet d’un suivi permanent au sein des équipes de la Société du Canal Seine-Nord Europe et de ses prestataires (équipe de maîtrise d’œuvre, entreprises de travaux) ainsi que d’un contrôle régulier par les services de l’État contribuant ainsi à la bonne application des mesures sur le terrain. 

Au quotidien, cela se traduit par : 

  • des exigences environnementales intégrées aux marchés de travaux, que les entreprises doivent respecter, et dont l’application sur le terrain est vérifiée par les équipes de maîtrise d’œuvre et celles de la SCSNE ; différents documents sont remis par les entreprises de travaux à destination des services de l’État au fur et à mesure de l’avancement du chantier, permettant le cas échéant de préciser les modalités d’application des différentes mesures environnementales.
  • des suivis réguliers réalisés par les équipes de la direction de l’environnement de la Société du Canal dans les domaines comme l’eau, la biodiversité, les sols, les nuisances,… pour mesurer l’efficacité des actions mises en œuvre en s’appuyant sur un document d’interprétation de l’arrêté par secteur et par type de travaux ; ces suivis sont complétés par des audits ponctuels pouvant être inopinés. Ces différents niveaux de suivi s’inscrivent plus globalement dans un système de management de la qualité qui permet de détecter et de traiter les éventuels écarts en améliorant le système en continu.
  • des échanges constants avec les services de l’État qui contrôlent la conformité des travaux. Ces échanges entrent dans le cadre de la comitologie prescrite en particulier par l’arrêté du 9 août 2024 qui prévoit des discussions à différentes échelles et permet d’informer les services de l’Etat de l’avancement des travaux et de l’application des mesures.

“Je fais le lien entre la maîtrise d’œuvre, les entreprises en charge des travaux environnementaux et les services de l’État”

Découvrez le témoignage d’Elisa Leprêtre, Chargée de mission Environnement au sein de la Société du Canal Seine-Nord Europe.

La SCSNE s’appuie également sur des dispositifs complémentaires, comme l’Observatoire de l’environnement. Son rôle est d’accompagner la SCSNE pour faire du Canal un modèle de conception respectueuse et durable, conciliant préservation de la nature et aménagement du territoire. L’objectif est notamment de suivre les effets du projet sur l’environnement pendant tous les travaux et jusqu’à 10 ans après sa mise en service et d’évaluer l’efficience des mesures selon des problématiques clairement identifiées.

Trois grandes catégories sont ainsi représentées : l’hydraulique, la biodiversité, ainsi que le paysage et l’architecture. Parmi les problématiques étudiées figurent par exemple la conception et le fonctionnement hydrauliques, l’évaluation de l’efficacité des mesures en faveur de la biodiversité (hors démarche ERC), ainsi que l’insertion du Canal et sa relation au territoire.

Cette organisation garantit une mise en œuvre concrète et contrôlée des engagements environnementaux, tout au long du chantier.

Des rÉsultats concrets pour la biodiversitÉ dans le cadre des mesures de compensation

Une fois les mesures de compensations réalisées, les sites sont mis en gestion auprès d’une structure compétente en la matière qui est chargée – sur une période de 30 ans – de mettre en œuvre le plan de gestion défini pour atteindre les objectifs environnementaux. Des suivis réguliers sont réalisés sur l’ensemble des sites concernés. La réglementation impose une obligation de résultats au terme de ces 30 ans qui doit être attestée par ces suivis écologiques.

Les premières retombées des mesures environnementales sont déjà visibles sur le terrain.

Ainsi, le Râle des genêts, oiseau protégé en danger critique d’extinction, a été détecté au printemps 2025 sur un site de compensation du Canal Seine-Nord Europe dans la vallée de l’Oise. Une observation remarquable et particulièrement encourageante pour les naturalistes.

Autre signal positif : la Grande berle, espèce végétale protégée et considérée comme en danger de disparition dans les Hauts-de-France, a été repérée à l’automne 2025 sur le site de compensation de Morlincourt (Oise), au sein d’une zone humide réhabilitée en 2022 par la SCSNE.

Ces premières observations très positives témoignent de la qualité des aménagements réalisés et de l’efficacité des mesures mises en œuvre en faveur de la biodiversité.

OUPS !

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